Scumgrrrls N° 8 - Automne / Fall 2005

De bruit et de fureur ! Le bruit pour la musique, le son, le remue-ménage dans le calme ambiant, les guitares, les boîtes à rythme et les notes électroniques. Et la fureur pour la rage, la colère, l’action, l’énergie, la passion. Vous trouverez tout cela dans le dossier spécial musique de notre Scum Grrrls n°8 et sur la compilation que nous offrons aux abonnées et aux premières lectrices (pour les autres, pas de regret, rendez-vous sur notre site). Scum Grrrls vous donne rendez-vous avec toutes ces femmes qui ont dérangé le monde du rock traditionnellement occupé par les hommes, s’emparant d’une guitare, d’un ordi, d’une mixette, comme d’un appendice technique de propagation de la révolution. Mais ce numéro parle d’autres créatures cyborg, d’autres femmes en mutation, d’autres hybridations : celle entre le queer et le féminisme, celle des corps qui s’obligent à des transformations infligées par la société, l’hypothèse heureuse de la parentalité homo, la lesbienne qui ne cesse de faire son coming out. Mais vous y trouverez aussi un reportage sur une candidate aux élections afghanes, le manifeste d’une pièce de théâtre sur le viol et l’imposture des théories anti-évolutionistes. De quoi passer un hiver bouillonnant !

Appel à la trahison

Petite interrogation sur la forme, la légitimité et le bien fondé de la prise de parole à l’occasion de Bezhti (déshonneur), une pièce de Gurpreet Kaur Bhatti. Où en sont la scène publique et les questions qui s’y posent ? Confusion et sens en suspens.

Changing ’family’ models are not a threat, they are reality

Before Spain passed a law that gives homosexual couples the right to get married and to adopt children, the Catholic Church was able to mobilise hundreds of thousands to march against the law. In Brussels, the Catholic conservatives and various rightwing forces only managed to bring a few thousand people to the street to march against adoption rights for homosexual couples in September.

Des All–Women Bands aux Riot Grrrls

by A. S

Les femmes musiciennes, compositrices et/ou chanteuses, ont toujours existé. Plus ou moins inconnues, plus ou moins dans l’ombre des hommes, on les découvre à présent de plus en plus, la HERstory culturelle faisant son chemin. Les femmes ont particulièrement marqué les dernières décennies du rock.

2 ou 3 choses qui m’énervent... dans le machisme rock

by A. S


- Les magazines de musique : Même si les Inrocks ont découvert sur le tard (et quand je dis tard, il a fallu attendre qu’une major produise le groupe) l’existence du groupe Le Tigre, pas question pour eux d’évoquer leur dimension féministe, on scrute l’article en vain pour comprendre leur sujet.

Le DJ-ing, plutôt une affaire de mecs... ?

Il y a quelque chose d’extra avec les femmes DJs ! Peut-être parce que la scène des DJs est tellement dominée par les mecs et que c’est donc tellement rare de voir une femme derrière les platines . Ou peut-être parce qu’elles semblent inaccessibles et intouchables – avec les écouteurs qui les protègent des harcèlements ou des banalités que le public pourrait leur adresser … toutes à leur musique et à la manipulation des disques. Afin de mettre fin à notre curiosité sur les femmes DJs (comment elles ont commencé, où elles jouent, si les clubs veulent d’elles..), Scumgrrrls a rencontré Nurse – qui entre autres fait du DJing !

Des Pom Pom Girls à l’assaut du sexisme

Les cheerleaders sont aux lycées américains ce que sont les majorettes aux fêtes populaires belges. Indispensables sur le terrain de foot ou de basket, ces jeunes filles, souvent blondes, blanches et jolies, animent les matchs en criant des slogans d’encouragement de leur équipe, tout en agitant leurs pompons de papier et en levant bien haut leurs gambettes sous de toutes courtes jupettes. Elles représentent tellement le conformisme beauf de l’adolescence américaine que dans le film du même nom, Megan se défend contre les personnes qui l’accusent d’être lesbienne en s’écriant « But I am a cheerleader ! ». En quelque sorte, c’est l’équivalent féminin du capitaine de l’équipe de foot du lycée, lui-même summum de la masculinité et de la normalité. Même le nom est ridicule : le cheer est l’encouragement des supporters sportifs, le cheerleading est donc la direction et l’accompagnement de ces cris de masse.

Les postmodernes lesbiennes se la jouent rock

by A. S

Avec un tel nom, au moins les intentions du groupe sont claires. Enfin des lesbiennes sur la scène rock qui assument leur identité, jusque dans leur appellation ! Et si le nom ne manquera pas d’attirer leur lot de lesbiennes, leur musique et leur énergie leur vaut un public croissant de fans, tout genre ou orientation sexuelle confondus. Musicalement, elles s’inscrivent entre rock pur et dur des années 80 et dance music et electro de ces dernières années. Leurs paroles sont provocantes, drôles et politiques.

Gode-rock Rough Trade (1975-1985)

ROUGH TRADE est un groupe de rock trop souvent oublié, et pourtant son avant-garde musicale, insolente, parfois agressive, militante et explosant la réflexion sur le genre laissait déjà entrevoir tout le mouvement des « Riot Grrrls », le rock lesbien, queer et féministe.

De la création à la production et à la distribution - Est-ce qu’il existe des pratiques féministes ?

Est-ce que l’on peut s’adapter aux règles du jeu de l’industrie de la musique, des systèmes de marketing et de production dominants – tout en étant/restant porteuses des projets féministes ? Est-ce qu’il existe d’autres façons de faire ? Quels sont les choix et stratégies de production pour mettre en place et maintenir un projet musical féministe, politisé, subversif ?

Scum8 : La compilation

Interview de Kim Peters (Doramaar) par Michel Henritzi, revue et corrigé.

Allez, on y va et on y croit, sans rictus cynique, à l’autonomie féministe dans l’industrie musicale. Je plisse les yeux, ben oui, quand même un peu de mixité, qu’on s’en foute ou qu’on le regrette sur ce cd-r offert dans le scum grrrls 8, 100 exemplaires numérotés. Copyright ou wrong ? Creative ? Common girlz.

Intelligent design

by V.S

De Nederlandse minister van Onderwijs, Cultuur en Wetenschap, Maria Van der Hoeven, verklaarde in mei wel "geboeid" te zijn door de theorie van Intelligent Design. die een bewust ontwerp achter het leven op aarde wil zien. Ze zou zelfs een breed debat willen over de evolutietheorie en de scheppingsgedachte op school. Dat riep bij de gealarmeerde Kamer vragen op over scheiding van Kerk en Staat. Maar de minister van Onderwijs wimpelde zo’n bekommernis af als ’hokjesdenken’. Eén zaak staat vast : religie bereidt haar comeback voor. Haal je bijbel maar vast boven.

Mon corps me va si bien

Les luttes féministes ont beau avoir (provisoirement peut-être et seulement dans quelques pays) gagné le droit à l’avortement, à la contraception, le contrôle de la société sur le corps des femmes n’a jamais vraiment fléchi. Il a pris d’autres formes plus sournoises, plus en phase avec la société de consommation postindustrielle de ces trente dernières années.

Les mésaventures de la nouvelle lesbienne, acte I

Entraînez-vous un peu devant la glace à dire, avec naturel : « maman, ta fille est lesbienne », et ensuite faites les variantes : « papa, ta fille est aussi lesbienne ». Je me suis entrainée comme ça pendant trois mois, et puis au bout d’un moment, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai informé mes parents. Comme le courage n’est pas ma première caractéristique, j’ai pensé m’en tirer avec la délicatesse : je leur ai fait savoir, sans le dire vraiment, tout en le disant quand même, sans jamais prononcer les mots fatidiques…

Le féminisme est-il soluble dans le queer ?

On sait combien les mouvements homosexuels sont traditionnellement peu suspects d’un féminisme acharné. Surtout parce qu’ils sont souvent largement dominés par les hommes, qui, parce qu’ils sont gays, ont encore moins de chance d’être témoins des discriminations dont les femmes font l’objet. Cela fait un peu cliché, mais la misogynie des pédés est encore, malheureusement, une réalité pour beaucoup d’entre eux.

Le scum du moment

Scumgrrrls N°18 - Summer 2011

Voilà déjà 9 ans ( !) que nous avons commencé l’aventure des Scum Grrrls. Nous voulions créer le magazine qui nous manquait, celui que nous aurions voulu lire nous-mêmes, un magazine qui aurait un regard différent et résolument féministe. Nous voulions un ancrage en Belgique mais la liberté de parler de questions locales et globales, nous voulions faire rire, mais aussi traiter de sujets plus sérieux, (...) lire la suite de l'edito.

Le sommaire

  • Merci madame, journée de la jupe
    Par Nathalie Trussart
  • Il corpo delle donne
    par Valére Brixhe
  • Elles Tournent
    by Nadine Schmidt
  • Life Puzzle
    by Malin Björk
  • Craftivism
    by Nina Nijsten
  • Espace et femmes, espaces de femmes ?
    par Anne Smolar
  • Take back the night
    by Nina Nijsten
  • Au coin chéri !
    par Séverine Dusollier
  • Feminists living together collectively
    by Sari, Chris, Nina et Dani
  • Félicia
    par Juliette Boutillier
  • Désordre !
    par Virginie Jortay
  • Oude wijn is rechste zakken
    door Evie Embrechts
  • Ces empêcheuses de violer en rond...
    par Séverine Dusollier