Scumgrrrls N°10 - Automne / Fall 2006

Et nous sommes toujours là... !

Le dixième numéro et déjà 5 ans de Scum Grrrls ! Après quelques balbutiements dès 1995 sous la forme d’un fanzine de quelques pages, le 1er numéro du SCUM GRRRLS parait en mai 2002. Nous avions soif d’un magazine féministe, ’européen’, en plusieurs langues, une sorte de joyeux méli-mélo de pop culture, d’articles de fond et d’impertinence.

Nous sommes fières (et même un peu surprises) de notre longévité, qui s’explique par les réactions encourageantes autour de nous à la sortie du chaque numéro ! L’équipe de rédaction (et notre énergie) s’est renouvelée et le public a suivi ! Que demander de plus ? Un tirage plus grand et une diffusion plus large bien sûr... et ça viendra !? Désireuses de poursuivre et de développer ce projet, nous voudrions toujours plus d’abonné-e-s, plus de contributions, d’articles et d’illustrations diverses, et de nouvelles pistes pour les ventes...on compte sur vous !

Et parce qu’un anniversaire, cela se fête dignement, la mise en page de ce dixième numéro a subi un lifting complet. Vous y trouverez notre premier article écrit par un garçon sur la misogynie dans la nouvelle Gaytitude, une interview de la réalisatrice Kim Longinotto, une analyse de la place des femmes dans la gestion des lieux culturels, ainsi qu’un dossier sur l’Humour et les Femmes, pour ne pas se prendre trop au sérieux !

Mission égalitEs

Mai puis juin puis juillet, tout va bien ! Que d’activités à Bruxelles : un festival par-ci, un autre par là, films, fanfares et chabada, je suis fière de ma ville, ma capitale si culturelle où tous mes amis européens, si cosmopolites soient-ils n’en peuvent plus d’éloges : Qualité, quantité, que d’Arts développés ici. Et c’est reparti : Août, septembre, octobre : voilà la saison des planches qui recommence. Abonnez-vous, Etonnez-vous... Qui s’en plaindrait ? Certainement pas moi, pitié, pas de répit, je me ferais bien encore un petit concert du lundi.

J’aime beaucoup têtu MAIS…

by A-L. B

J’aime beaucoup Têtu, déjà parce qu’il apparaît spontanément tous les mois sur la table de mon salon (et ne me demandez pas comment), mais aussi parce que les pages « info monde » sont une mine de renseignements, extrêmement documentés, sur la situation des homosexuels-elles ici et là.

Blacklight

Une des caractéristiques de ce journal militant est d’avoir accueilli dans ses pages les représentants les plus fameux de la culture afro-américaine gay contemporaine : Audre Lorde, le coming out de James Baldwin, Samuel Delany, Alice Walker ou June Jordon pour citer les plus connus. Les relations interraciales, l’homophobie dans la communauté noire mais aussi les solidarités internationales avec les gays de la diaspora sont quelques-unes unes des thématiques abordées depuis 1979.

Boys will be boys

In a short sweet book, the journalist Stephan Mendel- Enk, takes us on a voyage where he pitilessly dissects current, western masculinity. The book starts with a journalistic investigation into the dynamics of a notorious violent football supporter club, ’The Firm’ - an exclusively male club, honouring classical ’masculine values’. What disturbed the sports’ journalist Mendel- Enk, and triggered his reportage on western masculinity in general, was that he sensed a familiarity with the codes and expectations conveyed by The Firm. As an ’ordinary’ man he instinctively recognised the masculine culture that dictates :
- Never show weakness (despise it !)
- Be loyal towards the group
- Control yourself
- Make an absolute distinction between private and public life
- Be aware of the internal hierarchy

Dossier : Stand up ! One woman show

« Ginger Rodgers did everything Fred Astair did, but she did it backwards and in high heels »

L’humour est–il l’apanage des hommes ? A force d’entendre que les femmes n’en ont pas, surtout si elles sont indépendantes, féministes ou lesbiennes…on en oublierait qu’on est tombée dedans quand on était petite.

C’est l’arbitre auto-proclamé, un certain monsieur l’homme, qui l’a dit : celui qui est drôle, c’est lui, c’est pas nous.

Shooting for Change

Kim Longinotto’s documentary Sisters in Law won the Prix Arts et Essais at the Cannes Film Festival in 2005, bringing the director to international attention. Her previous documentaries, such as Divorce Iranian Style, set in a divorce court in Tehran, and The Day I Will Never Forget, about women working to abolish female genital mutilation in Kenya, have played at festivals and cinemas around the world.

Sarah Schulman. About the series L-word.

Would you like to write an episode ?

This is a very complex question for me. I went in for the job of writer on the show before it began, and I was turned down. After the first season, I applied again and was again turned down. So, I literally did try to write it. I watched the first season and really enjoyed it. I don’t watch it much anymore, but mostly because for some reason I don’t seem to be home when it’s on, and I don’t yet have TIVO [cable TV].

Je seksueel identiteitsprofiel !

by V.S

Een interactieve test op de BBC Science website laat je toe uit te maken hoe "vrouwelijk" of "mannelijk" je hersenen zijn. Maar wat levert het resultaat op ? Een oplossing voor je identiteitscrisis, een overbodig label, of een subtiele maatschappelijke boodschap over de plaats van man en vrouw ?

La misogynie des gays

by Akel

Le joli monde gay n’est pas toujours aussi rose et pailleté qu’on pense. On y retrouve à l’oeuvre les mêmes petits artistes du machisme et de la misogynie. Il suffit de lire Têtu pour se rendre compte du fossé existant aujourd’hui entre la représentation des gays et celle des autres minorités de la communauté dite LGBT. Présenté comme le magazine des gays et lesbiennes, on cherche toujours la lesbienne, à l’avant-dernière page, après la mode et le shopping où l’on apprend aux garçons à toujours rester bien baisables selon les critères du Marais où s’enfoncent désormais les temples magiques du consumérisme branché. But let them die in their damn t-shirt ! !

What the L !

En 2004, lors de la première saison de la série américaine L-Word, qui dépeint la vie d’une bande de copines lesbiennes, la rédaction du Scum Grrrls s’était précipitée sur le premier épisode pour vous le commenter en primeur. De cette série on attendait beaucoup : on souhaitait y voir un vrai portrait de lesbiennes, d’une bande de lesbiennes, qui nous ressemblent, qui ressemblent à nos copines, avec de l’humour, du sexe, de la politique, un peu de féminisme même…

Un jour et une semaine pour les lesbiennes

by A-L. B

Une journée juste pour les lesbiennes et les bi, par des lesbiennes et des bi, avec non seulement un programme consistant et politique mais aussi 1600 participantes, et une couverture médiatique telle qu’on en entend parler de l’autre coté de la frontière linguistique… de quoi faire rêver bien des francophones, non ? D’autant plus que ce n’est pas un coup d’essai : le lesbiennedag existe cette année depuis 20 ans… De quoi faire la fête, fièrement, et pour l’occasion le lesbiennedag se décline aussi à Bruxelles et en Wallonie, avec des conférences et des activités en français, sur une grande semaine. Mieke Stessens, porte-parole de la Holebifederatie a répondu aux questions du Scum sur le programme et l’histoire du lesbiennedag.

Le scum du moment

Scumgrrrls N°18 - Summer 2011

Voilà déjà 9 ans ( !) que nous avons commencé l’aventure des Scum Grrrls. Nous voulions créer le magazine qui nous manquait, celui que nous aurions voulu lire nous-mêmes, un magazine qui aurait un regard différent et résolument féministe. Nous voulions un ancrage en Belgique mais la liberté de parler de questions locales et globales, nous voulions faire rire, mais aussi traiter de sujets plus sérieux, (...) lire la suite de l'edito.

Le sommaire

  • Merci madame, journée de la jupe
    Par Nathalie Trussart
  • Il corpo delle donne
    par Valére Brixhe
  • Elles Tournent
    by Nadine Schmidt
  • Life Puzzle
    by Malin Björk
  • Craftivism
    by Nina Nijsten
  • Espace et femmes, espaces de femmes ?
    par Anne Smolar
  • Take back the night
    by Nina Nijsten
  • Au coin chéri !
    par Séverine Dusollier
  • Feminists living together collectively
    by Sari, Chris, Nina et Dani
  • Félicia
    par Juliette Boutillier
  • Désordre !
    par Virginie Jortay
  • Oude wijn is rechste zakken
    door Evie Embrechts
  • Ces empêcheuses de violer en rond...
    par Séverine Dusollier