> Les numéros > Scumgrrrls N° 11 - Printemps / Spring 2007

Dossier : A journey in Patriarchy / Voyage en patriarchie

Bienvenue dans notre voyage à travers le pays des patriarches et du patriarcat. Vous le connaissez  ! Vous y vivez ! Mais les Scum Grrrls tenaient à vous offrir un itinéraire balisé par les sites à ne pas manquer.

Qu’est-ce-que le patriarcat ? Un concept ? Une structure ? Une métaphore ? Une vue imaginaire ? Un symbole ?

Nous vous invitons à explorer par vous-même et à nous faire savoir si vous voulez compléter ou modifier notre guide du patriarcat !

Pour préparer votre voyage, voici des tentatives de définitions.

Le mot ‘patriarcat’ est un mélange des mots grecs ‘pater’ (père) et ‘arché’ (vieux ou qui dirige). Par extension, le patriarcat est utilisé pour décrire des sociétés où les hommes ont le pouvoir et dominent les femmes et des hommes moins chanceux.

Les structures patriarcales occidentales fondamentales et les lois discriminatoires ont été critiquées et démantelées progressivement depuis le 18ème siècle. Pendant le troisiéme quart du 20ème siècle ces lois ont été changées dans la plupart des pays occidentaux et les femmes ont eu l’occasion de devenir économiquement indépendantes et actives en politique. Cependant le patriarcat semble encore s’acharner !

Les féministes de la Troisième Vague pensent que les relations de genre (domination des hommes sur les femmes) sont intimement liées à d’autres identités mouvantes et d’autres catégories sociales telles que la sexualité, la race/ethnie, la classe, l’âge et l’origine. Comme tout devient très compliqué pour les féministes postmodernes, on en oublie parfois en chemin le patriarcat et les asymétries de pouvoir… jusqu’à ce que des contingences bien réelles vous retombent sur la gueule !

Pour y arriver. Vous ne devez prendre aucune disposition spéciale pour le voyage, puisqu’il ne s’agit pas d’une destination de votre choix : vous y êtes déjà !

Toutefois vous pouvez décider de voir (ou non) ce qu’il en est vraiment et vous pouvez choisir de l’explorer dans le but d’élaborer de meilleures stratégies de riposte. Et c’est cela précisément que les féminismes vous donnent : des cartes, des outils de navigation et du soutien sur votre route !

  • LARS VON TRIERS

We love his films – and we hate them ! Breaking the Waves (1996) and Dancer in the Dark (2000) explore themes of (female) sacrifice and allows two women (one in each film) to sacrifice their lives to save a husband and a child. However, in Dogville (2003) Lars seemed to have overcome his issues-with-sacrifice as he allows the self-sacrifying heroine to gun down a village in revenge.

While the Scum Grrrls were weary about including Lars on the list of contemporary patriarchs, I do think he should get a patriarchal star, as culture is such a powerful tool and reproducing old ideals of selferasing and self-sacrifying feminine ideals are so very annoying. (SK)

  • MARGARET THATCHER AND OTHER SEXUAL DECOYS

Margaret Thatcher is so far the only woman Prime Minister in the UK and she is also one of the longest serving Prime Ministers. The heri- PEOPLE TO MEET tage of this hard-willed ‘iron lady’ is ‘thatcherism’, a political ideology of free market economy, privatization of state-owned enterprises, low direct taxation, but high indirect taxation and active opposition to trade unions.

Thatcher was no feminism, having herself declared that ‘she owed nothing to the women’s liberation’ and while she did think that more women were needed as leaders and should be chosen as leaders, she herself was not good at pulling up and pushing forward women with potential as leaders.

Thatcher is what Zillah Eisenstein would call a ‘sexual decoy’, a woman stuck into the crowd of men in order to make it seem as if any woman could make it if she stopped fuzzing about feminism and just worked like a man… (SK)

  • MICHEL HOUELLEBECQ

A few years ago I picked up a translation of Houellebecq’s Les particules élémentaires at the train station in Stockholm. During the train journey I started reading the book and I got increasingly confused and agitated. Shortly after having read Elementary Particles, I read Atomised and Platforme. Thereafter, I stopped. I was no longer confused, only agitated : This man writes books as an excuse for thinking about stupid, ugly men fucking intelligent, beautiful women !

It is true that the men are the most pitiful in Houellebecq’s novels, but these pitiful, half-impotent sex maniacs always manage to find beautiful, intelligent and emotionally capable women ready to serve them sexually and to love them. The pitiful men of course lose the women, mostly because they feel that their pitiful beings are not worth loving or because they are too horny to commit.

One of patriarchy’s trademarks is, of course, that it can subvert all opposition to tools in the patriarchal power games : Hence, Houellebecq has written an introduction entitled L’humanité, second stade to a French edition of Valerie Solanas’s Scum Manifesto ! (Editions mille et une nuits, 1998). (SK)

  • RUDYARD KIPLING

- Pour cette perle « poétique » de : Tu seras un homme mon fils – IF (en anglais), dont nous n’hésiterons pas à vous donner lecture en vous proposant, parmi quantité de liens– celui-ci, au nom très évocateur : http:// parati.fraternite.net/homme.htm)
- Pour sa littérature conservatrice qui a trouvé belle application dans le louvetisme, méthode d’éducation scoute conçue pour les garçons de 7 à 12 ans. Son cadre ludique est fourni par Le livre de la jungle : http://fr.wikipedia. org/wiki/Louvetisme
- Enfin pour son traditionalisme dans la droite ligne du colonialisme anglosaxon (Voir Culture et Impérialisme d’Edward W. Saïd, ed. Fayard) (VJ)

  • JEAN-LUC GODARD (ET QUELQUES FRÈRES DE LA NOUVELLE VAGUE)

Ils nous ont tant impressionnées ces films de la Nouvelle Vague, par leur différence, leur intelligence, leur implacable et rebelle liberté… Prenons, par exemple, Le mépris : un Auteur en rébellion opposé aux traditions et aux corporations, Chevalier de la pensée moderne et Créateur d’une créature que nous nommerons… Femme. Un bel Objet ne pouvant se passer, sexuellement parlant -bien sûr-, de son Auteur. La « féminité » ainsi « créée » (incarnée par Brigitte Bardot) devient rapidement une raison d’oppression supplémentaire pour son Créateur, autant que l’était la culture de masse face à laquelle le Génie se devait de se positionner…. Le décor parfait est planté pour que la voixoff du-supposé-savoir* puisse s’épandre à outrance, et l’auteur PENSE. Pauvre de lui, ce bel auteur incompris geint de devoir prostituer son âme pour faire entendre la profondeur de son intelligence. (Quant à la femme, il est normal qu’elle n’use que de ce qu’elle a : son corps…) Et nous voici dans l’antre de la culture d’élite (forcément masculine) opposée à la culture de masse (forcément féminine)… (VJ)

* expression empruntée à Geneviève Sellier http://www.annuaire-aufeminin. net/bioSELLIER.html

  • JUSTINE HENIN HARDENNE

Parce j’avais une irrésistible envie d’épingler notre « championne de l’Unesco » qui s’est déclarée « si peu intéressée » par le combat porté par ses consoeurs (Nathalie Dechy, Martina Navratilova et 1000 autres) sur la parité des gains dans les tournois de Grand Chelem. C’est vrai : pourquoi les femmes revendiqueraient- elles les mêmes montants que ceux attribués aux hommes ?… Mais que cela ne l’empêche pas, avec le nom de nom de son mari attaché au sien, de devenir monégasque, histoire de payer moins d’impôts… Tiens, il paraît qu’elle vient de divorcer… ça lui apprendra comme c’est pénible de changer tout le temps de nom. (VJ)

  • PAULO COELHO

L’écrivain brésilien Paulo Coelho compte parmi les trois écrivains les plus lus au monde. Son roman L’Alchimiste a été vendu à plus de 40 millions d’exemplaires. Pour beaucoup de ses admirateurs, cette quête initiatique d’un jeune berger andalou est un "livre de vie", une sorte de mode d’emploi. Se rendentils compte qu’il s’agit en fait d’une doctrine ? Savent-ils que l’écrivain s’est converti au catholicisme et appartient à un ordre nommé Ram, acronyme de Regnus Agnus Mundi, fondé par les Bénédictins ? Pour lui "la foi suppose une discipline.

Quand je dis : ‘je suis catholique’, j’entends que je respecte une doctrine bien précise. Je ne suis pas d’accord avec toutes ses règles, mais je m’interdis de les discuter en dehors de mon Eglise". On connaît les positions de l’Eglise en matière de droit des femmes à disposer de leur corps et de leur vie professionnelle et privée... (CV)

  • ROUSSEAU

Les écrits de Jean-Jacques Rousseau sur l’éducation, datant du 18ème siècle, ont eu une forte influence sur le système éducatif. Mais dans Emile ou l’éducation, ce que Rousseau propose, c’est de penser à la meilleure éducation des garçons. Car si la femme doit être éduquée, c’est seulement parce qu’elle deviendra la femme de l’homme et devra lui servir au mieux. « Ainsi, toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes  », écrit Rousseau, « leur plaire, leur être utile, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs des femmes en tout temps, et ce qu’on doit leur apprendre dès l’enfance. » Il faut bien à un moment songer à ce que devrait être l’éducation de Sophie, pour en faire une femme parfaite, comprenez soumise et faible. Le retard dans l’égalité des filles et des garçons dans l’éducation lui doit énormément ! (SD)

  • JOSÉ BOVÉ

Pourfendeur des champs de maïs, candidat avec programme rikiki à la présidentielle, futur compagnon de cellule de Chirac, José Bové est aussi féministe. Du moins c’est ce qu’il prétend sur le site de sa campagne présidentielle. Car son discours annonçant son entrée dans la course électorale ne fait que rappeler que les femmes assument, outre leur boulot souvent mal payé, les responsabilités liées aux enfants et au ménage. Il annonce qu’il souhaite faire bénéficier les femmes d’un meilleur service public de crèches. Bref, plutôt que de changer le système patriarcal, laissons les femmes en charge de l’éducation des enfants en leur facilitant juste un peu la tâche !

L’ex-femme de Bové, compagne de lutte et porte-parole des femmes agricultrices pendant des années, sait de quoi il parle. Bové l’a quittée pour une plus jeune, dès qu’il fut devenu un personnage public. Du jour en lendemain, les membres de la Confédération Paysanne se sont désintéressés de l’épouse « licenciée  », elle qui travaillait depuis longtemps dans l’ombre de son mari, collant les enveloppes, cuisinant pour les réunions des militants, en plus d’élever leurs deux enfants. Patriarcat syndical ordinaire… (SD)

  • GEORGE W BUSH

When comparing big boys with big toys, the American cowboy President does stand out as a clear number one. When the phallic symbols of his Empire were destroyed, this ruler of Empire decided to restore American masculine honor by waging war on Afghanistan and Iraq and by creating a new and worse world order.

This man and his political legacy are truly scary ! In the name of democracy, human rights and gender equality, he has undone decades of progress made for democracy, human rights and feminist politics. (SK)

  • PORN INDUSTRY

1970s adult movies showed happy people having sex and 1980s porn focused on glossy pictures of women in yuppie environments. Since the 1990s the industry has turned more and more nasty. Globalization, easy access to ‘cheap’ (and vulnerable) women, and new media and technologies has turned the porn industry into one of the most profitable industries in the world that feeds on images of the subjugation of women. This land of ass-to-mouth fucking and sucking, gang bangs, bondage, submission and ‘real’ suffering is definitely a three star location on the patriarchal map ! (SK)

  • CONTES DE FÉES

Quelle plus belle nourriture patriarcale que ces contes de fées qui ont bercé des générations d’enfants ! Les princesses attendent sagement leurs princes, pour se marier et avoir des tas d’enfants, symbole suprême du bonheur. Les princes sont valeureux et brillent par leurs faits d’armes, ils sauvent leurs dulcinées dont l’occupation principale est de se regarder dans un miroir. Les belles-mères sont méchantes à souhait, les pères doucement autoritaires et mettent parfois les princes au défi pour accepter de leur « vendre » leur fille, les grands méchants loups dissuadent les petites filles de se promener seules…

Dans l’attente de trouver un mari, les princesses sont généralement bonnes à tout faire (Blanche-Neige n’est recueillie par les 7 nains et Cendrillon n’est tolérée par sa bellemère qu’à condition de servir de femmes de ménage). Quand elles ne sont pas muettes (la Petite Sirène échange sa langue contre des jambes humaines, le sang de la plaie nouvelle entre ses jambes représentant les règles de la puberté) ou endormies (La Belle au Bois Dormant, dont la puberté est aussi annoncée par du sang, lorsqu’elle se pique au fuseau). Le mariage, outre de leur donner des tas d’enfants et de les rendre heureuses, les expose aussi à la violence de leur mari (Barbe-Bleue ou les Contes des 1001 Nuits). Sous la pression des églises catholique et protestante, ces constantes dans les contes de fées issus de la littérature du 16ème au 19ème siècle remplacèrent une vision très matriarcale véhiculée par les contes traditionnels oraux qui les ont précédés. Les rôles principaux y étaient tenus par des femmes, intelligentes et fortes. (SD)

  • LA SEXUALITÉ HÉTÉRONORMÉE

La représentation de la sexualité n’est que patriarcale : l’homme baise la femme, entendez la pénètre (par quelque trou que ce soit), et voilà la seule image de sexe que l’on nous offre. Caresses et autres actes non pénétrants sont dénommés des préliminaires car c’est ce qui vient après qui est la chose sérieuse. Les homos sont sommés de se ranger entre actifs et passifs, top ou bottom, pour désigner le pénétrant et la pénétrée. C’est la sempiternelle question « qui fait l’homme ? qui fait la femme ? ». Les sexualités autres qu’hétérosexuelles sont dénigrées, à des degrés divers, la sexualité lesbienne, soit celle qui met le plus au défi la norme patriarcale, étant celle que l’on tente le plus de rendre invisible et inoffensive. (SD)

  • LE COLONIALISME ET LE RACISME

Le colonialisme et le racisme, un peu de la même manière que le capitalisme, ont considérablement renouvelé le discours et les pratiques du patriarcat. En divisant les femmes entre « blanches » et « de couleur », en asservissant les unes aux autres, il a défini aussi de nouvelles formes de féminité, perfectionnant une définition de la féminité (pour les femmes blanches (et riches)) liée à la faiblesse et à la dépendance, tout en faisant trimer les autres avec d’autant plus de violence. (A-LB)

  • LA GALANTERIE

Opening doors, paying for coffees, lunches and dinners, compliments (especially about how you look) might seem innocent, but they are also the Ibiza, Benidorm, Rhodos, Canary Islands and Dubai of Patriarchy ! These ‘gestes of kindness’ that men show women come at a price : You are expected to smile gratefully when the door is opened, listen attentively and laugh at all jokes if the dinner is paid for and, well, continue making efforts to look good (in the eyes of men) to deserve compliments. That is, la galanterie, gentlemanliness might seem like the perfect, feel good vacation, but you end up paying much more than you expected ! (SK)

  • FRATERNITÉ

Clubs de foot, ordres professionnels, conseils d’administration des entreprises, loges maçonniques non mixtes, bistrots du coin, salons de thé marocains, gangs, ils sont nombreux ces lieux de la fraternité, excluant de facto les femmes. Innocents ? Juste un désir de se retrouver entre potes  ? Ou lieux de pouvoir où la connivence masculine permet de laisser les femmes à la maison, en dessous du plafond de verre, loin des possibilités de décision ? (SD)

  • RELIGION

Scum Grrrls hesitated to include religion on our map of patriarchy : Does it really need to be said again that all major religions, in their hegemonic interpretations, have strange things to say about men’s role as patriarchs and women’s role as something less ? We decided nevertheless to include religion on our map, as it is definitely one of the locations where women of all races and creeds can be reduced to virgins or whores in need of protection, guidance or punishment. (SK)

  • L’ESPACE (PUBLIC)

En rue il est attendu des femmes qu’elles s’écartent pour laisser la place aux hommes. L’homme ne dévie pas d’un chouia. Faites le test. Etre un homme c’est bénéficier d’ invisibilité dans l’espace public. Un homme ne regarde jamais un homme. Notre espace public est rythmé par les signes du patriarcat : affiches publicitaires de femmes objets, expressions de l’urbanité, graffitis, statuaire, vitrines des magasins, clichés sexués, comportements machistes de bases. C’est un contrat on nous donne le droit d’y être mais il faut souscrire aux conditions… On sait bien que l’espace domestique concerne les femmes et l’espace public, l’agora, la cité, les hommes. (AS)

  • EDUCATION

Que serait le patriarcat sans la reproduction du patriarcat ? Les manuels scolaires sont depuis de longues années la cible des associations féministes, mais restent toujours extrèmement stéréotypés. Les institutrices sont toujours majoritaires pour les petites classes, mais ce sont aux hommes qu’on laisse l’enseignement supérieur. Et si l’école est devenue mixte, nombreuses sont les études qui montrent que l’on n’y accorde pas, pour autant, la même attention aux filles qu’aux garçons. Quant au choix des fillières, il parle toujours davantage de la vision genrée des métiers que de la compétence des enfants… (A-LB)

  • MÉDIAS

Plus de 80% des personnes mentionnées dans les médias sont des hommes, que ce soit à titre de personnes interviewées, d’acteurs politiques, de témoins d’une actualité ou de sujets d’une actualité.

Quand on parle des femmes, elles sont le plus souvent dépeintes dans un cadre familial comme une épouse ou une mère. Ou comme victimes. Bien plus souvent que les hommes.

Les femmes journalistes sont encore moins nombreuses que leurs collègues masculins, même si elles progressent vers les 50%. Mais leur nom est toutefois moins généralement cité dans leurs reportages ou articles que ne l’est le nom des auteurs hommes.

Plus besoin de s’étonner donc que le nouveau conseil d’administration de VTM, télévision publique flamande, ne compte aucune femme ! (SD)

  • WAR

When patriarchy gets scared, it goes to war ! Wars are given different names : civil wars, gerilla wars, wars on terror, international conflicts, national conflicts, legitimate wars and illegitimate wars, but ultimately all wars are about many men deciding, at more or less the same time, that now they are so confused, worried and scared that they need to drop some bombs… Do you need proof that war is a boys’ game ? Well, when Hilary Clinton decided to run for President one of the first questions that American media and politicians seemed to focus on was not about having a woman as President, but about having a woman as Commander-in-Chief for the US Army ! (The US President is also the highest authority ; Commander-in- Chief of the US military forces). (SK)

  • LES MÉDIAS « PETITS GARÇONS »

Qu’ils s’appellent Inrockuptibles, Technikart ou Fun radio… une constante : la supériorité de la gente masculine. Prétendus intellos ou populo, c’est toujours bien de la femme (aux gros nichons) dont on se fout, seule l’apparence vestimentaire et classieuse change un peu. Mais en Prada ou en Carhartt n’est-on pas tout aussi con quand on ne parle que de chasse ? Allez, allez « petits garçons », il y a quand même autre chose que des mamans ou des putains pour chauffer vos nids… (VJ)

  • THE PUBLIC (SPACE)

Feminsm has spent at least 200 years deconstructing the public/ private distinction : Men should not have the right to all the fun and games of public politics and space, women don’t wish to be confined to the private space (where they are ultimately under patriarchal control unless they have equal access to the public space with men.

Patriachy keeps defending the public against a complete feminist invasion ! Few women politicians get as much media space as men, there are many women working in the public sector ; but there seems to be a glass ceiling that keeps most women away from the highest positions in our bureaucracies and of course fear or rape – fear of men – keep women away from streets at night. (SK)

  • LA DOT

Surprise surprise, toujours, les contradictions du patriarcat : le prix d’une femme n’est pas la moindre. Evalué comme une charge, dans certaines cultures, il donne lieu à la dot (la femme apporte, à la famille de son mari, de l’argent). Mais autres lieux, autres moeurs : dans d’autres cultures, on paie la famille de la mariée pour avoir droit à une femme. Ainsi donc, nous sommes tantôt une charge, qui doit venir accompagnée d’argent, tantôt une marchandise que l’on achète… Comme quoi le patriacat a beau être largement répandu, il n’est pas pour autant cohérent ! (A-LB)

NL

Wij heten u welkom op deze reis in het land van de patriarchaten en het patriarchaat ! U bent er reeds geweest ! U woont er immers ! Maar Scum Grrrls wilde u een kaart bezorgen die alle te bezoeken plaatsen tijdens uw reis quoteert ! Het woord “patriarchaat” is een mix van de Griekse woorden “pater”, dat vader betekent en “arché”, dat drie betekenissen heeft ; oud, begin of eenvoudigweg heersen. Als dusdanig, wordt patriarchaat gebruikt om samenlevingen te beschrijven waar mannen aan de macht zijn en heersen over vrouwen en minder fortuinlijke mannen.