En avoir ou pas...
ScumGrrrls intervient dans le séminaire "LES FEMINISTES ET LES MATERNITÉS" organisé par l’Université des Femmes ce mardi 17 novembre 2009 - de 18h00 - 21h00 rue du Méridien, 10 - 1210 Bruxelles
Le mouvement féministe, au cœur de la seconde vague du féminisme des années 70, a longuement interrogé la maternité et ses effets pour les femmes. Dans le contexte d’un patriarcat publiquement dénoncé, le slogan « Un enfant si je veux, quand je veux », dans ses aspects de reproduction comme de « désir » était porté par des militantes pour qui les notions de famille et d’enfantement relevaient de l’oppression. Les possibles dimensions de plaisir issues de la maternité étaient ignorées par celles-ci au profit de réflexions politiques. La loi venait juste de dés-inféoder partiellement les mères des pères en prévoyant, en 1965, que « les parents exercent la puissance parentale ensemble. Toutefois la volonté du père reste prépondérante en cas de désaccord. » Trente-cinq ans plus tard, « la » maternité s’est diversifiée autant qu’elle subsiste dans son modèle traditionnel. Il faut désormais parler de maternités au pluriel : « classiquement » exercée dans une famille maman/papa, monoparentale (subie, choisie, (in-)égalitairement répartie entre mère et père), homoparentale, coparentale, etc… Qu’en est-il dès lors du rapport du féminisme – et des femmes - à celles-ci ? Quelles sont leurs réflexions actuelles et à mener encore ? Si la maternité reste aujourd’hui largement discourue socialement, c’est en termes affectifs : médiatiquement, la maternité est relayée chez les femmes comme, encore, gage de réalisation ultime et de source de plaisir inconditionnel. Et plus guère sur la charge qu’elle constitue pour les femmes : pourtant, la gestion et l’entretien de la famille n’ont pas changé de main, ou peu. Ils incombent toujours bien plus largement aux femmes qu’aux hommes, aux mères qu’aux pères. Pourtant il reste à (re-)dire publiquement et politiquement sur la maternité, qui touche intrinsèquement à l’indépendance des femmes, qu’elle soit inscrite dans leur corps ou dans leur liberté de mouvement et de penser. Cette indépendance touche autant à l’autonomie des femmes par rapport au corps médical dans leur volonté d’avoir des enfants et de la manière de les mettre au monde, qu’à celle de ne pas désirer enfanter ; de pouvoir disposer d’un accès inconditionnel à tous moyens de contraception et d’IVG ad hoc ; de vivre des modes de parentalité cadrés légalement de manière égalitaire quelque soit le sexe ou l’orientation sexuelle ; de trouver des politiques d’accompagnement des familles qui reconnaissent les besoins, pour ses membres, d’individuation et de réalisation en diverses sphères sociales, privée et publique….
Et si, en 2009, il était temps de refaire le tour de la question « maternité » dans une optique éminemment féministe ?
LES RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Inscriptions : courriel : info@universitedesfemmes.be Tél : 02 229 38 25 – Fax : 02 229 38 53
Lieu : Amazone Rue du Méridien, 10 - 1210 Bruxelles
Frais de participation : Inscription, fardes de documentation, pause-café :
Ensemble du séminaire (11 modules) : 50 € pour les organisations et pour les particuliers
Par module (au choix) : 5 €
2,50 € pour étudiant⋅e⋅s, chômeurs⋅euses, OMNIO, pensionné⋅e⋅s
Paiement par compte bancaire sur le compte 001-1118659-34 +communication : (nom + module) ou paiement sur place à l’Université des Femmes.
Les personnes bénéficiant d’un tarif préférentiel (étudiant-e-s, chômeurs-euses, OMNIO, pensionné-e-s) sont priées de s’adresser directement au secrétariat (voir coordonnées ci-dessus) Programme
Module 5 : Mardi 17 novembre 2009 - 18h00 - 21h00 SOIREE - TABLE RONDE
NEUTRALISATION ET INVENTIONS DE LA PARENTALITE/ MATERNITE
Neutraliser la parentalité, Patrick GOVERS
Identités plurielles : vulnérabilités multiples ?, Marthe DJILO KAMGA
Lesbienne et féministe - quelle parentalité ?, Malin BJORK, membre du collectif Scum grrrls
Normes sexuées et candidatures à l’adoption, Françoise BELANGER, Vie féminine
